Katerina - J’ai jugé pratique d’avoir un diplôme étranger, qui pourrait aider le lancement de ma carrière.

 
Katerina

Je suis partie en France pour rejoindre mon fiancé, qui vit et travaille à Paris. Vu que nous avons un projet de vie commune et il est probable que nous allons nous installer en France, j’ai jugé pratique d’avoir un diplôme étranger, qui pourrait aider le lancement de ma carrière professionnelle.

 

En partant, mon niveau de français était bon. J’ai suivi ma scolarité dans une section bilingue à Tábor et j’étais à ma sixième année d‘études universitaires d‘interprétariat et de traduction du français à l’Université Charles de Prague. Mais évidemment mon niveau de français s’est amélioré après mon passage en France.

En 2009 je suis partie pendant 6 mois en Erasmus à l‘ISIT, j’avais donc déjà une première expérience de la vie en France et du système universitaire français. Pendant cette période, je me suis déjà fait quelques amis à Paris, en plus mon fiancé était toujours là pour m’aider, donc ma nouvelle vie parisienne ne fut pas un très grand dépaysement.

Je suis partie en septembre 2010 après avoir été acceptée en Master 1 d’italien – langue, littérature et culture à l’Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle.  L’italien étant ma deuxième spécialité à l’Université Charles, j’ai pensé pouvoir travailler ainsi mes deux langues – l’italien à l’université et le français dans la „vraie vie“. En réalité, les cours à l’université étaient dispensés essentiellement en français, mais je ne regrette pas quand même.

J’ai été surprise de la liberté des étudiants à l’Université en France, notamment dans le choix de leur sujet de mémoire. Cela m’a un peu dérouté au départ, puis j’étais contente de choisir une thématique moi-même, sur laquelle j’avais vraiment envie de travailler.

Je n’ai profité d’aucune bourse d’études, j’étais inscrite comme une étudiante régulière. J’ai quand même pu trouver quelques petits jobs étudiant, mais c’était plutôt occassionnel, j’ai préféré me concentrer sur mes études avant tout. J’ai de la chance d’avoir mon fiancé en France, ça m’a permis de m’installer confortablement, autrement mon aventure parisienne aurait été bien plus compliquée à réaliser, car la vie est vraiment coûteuse dans la capitale. Si mon fiancé n’avait pas été à Paris, je serai certainement allée dans une ville de province, plus petite, plus à «échelle humaine ».

J’ai toujours aimé la richesse culturelle de la France et la facilité d’approche des Français, qui sont à mon avis souvent plus accessibles que les Tchèques. J’ai aujourd’hui des amis en France, et je vais très probablement m’y installer bientôt. Comme j’ai beaucoup de repères aujourd’hui, il ne devrait pas y avoir de grand choc culturel. C’est un pur hasard tout ça en fait, mais je suis plutôt contente!